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Publié : 20 mars

Slams du module relais 2017/2018 session 1

Voici les slams que les élèves ayant participé au module relais, de la session 1 2017-18, ont présenté lors de leur spectacle final.

La guerre

Au départ, moi, j’étais déter pour être militaire !
Pourquoi ? Parce que les soldats qui ont survécu à l’horreur,
On leur décerne des prix d’honneur.
Mais maintenant, je passe mes nuits à creuser pour échapper à la guerre !

J’ai pas envie de crever,
J’ai pas envie de « reposer en paix »...
J’imagine ma famille crispée,
Sur ma tombe penchée.
Alors, Général, je vous préviens que je ne laisserai pas ma famille en larmes,
Ne restez pas là à écouter de loin ce vacarme,
Vous, vous ne prenez pas les armes !

Maintenant, la menace, c’est l’hiver nucléaire.
Les dégâts d’Hiroshima resteront dans nos mémoires.
Ce bombardement a fait beaucoup de dégâts.
Pourquoi utiliser de telles armes,
Si c’est pour finir en larmes ?

L’État dit aux pauvres de partir en premier,
Pour soi-disant « défendre ces derniers »
Pendant que les riches se gavent et fêtent la victoire,
Les pauvre restent écrasés par le désespoir !

Pourquoi se foutre dans ce mouroir
Pour sortir sans aucune gloire ?
Moi, je veux pas mourir dans ce foutoir !

  • David

C’était à l’ancienne, c’était le temps d’avant

Je suis pas vieux mais pour moi c’était y’a longtemps,
J’avais 9 ans et à cet âge-là, je me prenais déjà pour un grand :
Premières virées tout seul au stade, posé,
Je voulais pas demander la balle mais on m’a dit que je pouvais oser,

On revenait tous les jours, on faisait passer nos journées.
Pourquoi ces dernières étaient longues ?
Sandwich mayonnaise mais....
On aurait aimé autre chose à la place , même si on n’avait pas honte

Parce que...
Rien ne vaut un sandwich mayonnaise

On avait pas de sous donc on mangeait des cailloux,
On tombait, on se faisait mal aux genoux ;
Maintenant, quand on va au stade, on reste toujours debout.
Voici le livre de ma vie, je n’invente rien, je te raconte tout

Quand je sors maintenant, j’sais pas combien de temps je vais rester dehors,
ça dépend de qui je croise, de ce qu’on me propose
Si les copains sont là ou pas, on parle ou on fait une partie de foot
On tourne un peu en rond, mais on s’occupe coute que coute

Quand il y a vraiment rien, on se barre
Sur le chemin, ça blague, on se tape de barres
Jamais les esprits ne se chauffent malgré un tas de débats
Pour rentrer, ça peut finir en course, on ne sait jamais qui donne le top départ

Toujours le même trio, mes deux rigolos de potes et moi
Depuis le bac à sable, je ne saurais compter le nombre de fois
Où on s’est aidé, tapé, sali ou même cramé
Tout compte fait, que ce soit aujourd’hui ou demain, jamais on cessera de s’aimer

  • Hugo

Je suis un mec énervé

Je suis un mec énervé,
Faut pas me pousser !
J’ai les nerfs sensibles ;
Dans mon enfance, je me faisais taper.
Je me prenais des raclées.
Aux plus petits que moi,
J’ai décidé de faire la même.
Du collège, je m’étais fait exclure en fin de troisième.

Je squattais devant la grille toute la journée,
Plus rien à faire, j’avais la haine
En attendant les petits pour les cogner.
Jusqu’au jour où j’en ai tapé un
Qui, en pleurant, m’a fait de la peine.

J’ai réalisé que c’était de la faute des grands qui m’avaient tabassé,
Je me suis rendu compte de ce qu’il s’était passé avant,
Que c’était aussi un peu de ma faute.
Ça sert de rien de rejeter la faute sur un autre...

Dans mon passé, je suis parti d’Alger comme un guerrier.
Depuis que je suis né, je ne bois que du café.
Depuis ma naissance, y’a pas d’ambiance.
Jamais de cadeaux, jamais de vacances...

Je me bagarre pour faire de l’art.
J’ai jamais peur. J’ai jamais pleuré.
Je suis pas un mec bavard ni un rigolo, un mec qui aime vanner,
J’ai un visage inexpressif, je mets toujours des bonnets.

Je parle toujours avec les mains comme si je ne savais pas m’exprimer !
Je n’ai plus envie de repenser à tout ce qui s’est passé,
Ce passé violent comme un mauvais film,
Je n’ai plus envie de me le repasser.

J’ai décidé de changer et plus jamais je ne cognerai.

  • Ayoub

La bombe nucléaire

Sur le front, tu sais que ça va bombarder !
Les bombe nucléaires, ça tombe comme des paquets !
Avant que t’aies le temps de dire « Heil Hitler »,
La bombe nucléaire aura déjà fendu le terre.

Après la Première Guerre mondiale,
T’auras le grade de maréchal.

Cinq mois après, on te rappelle pour la Seconde Guerre mondiale.
À présent, elles sont beaucoup plus vitales pour gagner la guerre mondiale.

Elles ont bien évolué en puissance...
Hiroshima a subi son existence...

Les gens qui fondent tellement la chaleur provoquée par la bombe est brûlante,
Et ces monstres qui ne se doutent pas des dégâts provoqués par leur bombe fulgurante.

STOP ! C’est trop !
Ces gens qui nous gouvernent qui disent que jeter sa cannette par terre, c’est mal ?
Mais ils se sont vus, eux ? Ils ont créé l’arme fatale !

Et ces autres dirigeants fous qui sont aussi en train d’essayer d’en créer...
Mec, faut ouvrir les yeux, t’as pas vu que ça a dégénéré ?

Sur sa chaise, tasse de café à la main,
Insouciant des gens qui souffrent à cause des caprices de ces nains...
Il faut vraiment que tout cela s’arrête,
Sinon, de l’humanité, il ne restera que des squelettes.

  • Iliès

L’ARGENT CHANGE LE MONDE

Dans ma tête je rêve d’avoir des millions et d’aller sur pluton
le rap c’est un jeu est-ce que toi tu peux le nier ?
(le rap c’est comme un jeux tu peux tout perdre ou tout gagner
et quand tu perces t’es comme un ticket de loto tout le monde se met a te gratter

quand j’me mets à rapper il se mettent à bégayer.
L’argent nourrit les gens puis l’argent attire les gens acharnés.
Plus les gens te kiffe et moins t’as de gens à charmer.
Quand tu pètes tout tu peux être détesté,

Entouré de crevards et de mecs qui font tout pour te tester.
Ils connaissent mon futur moi je connais leur passé.
Du haut de mon sommet glacé,Il pouront pas me faire tomber
C’est mon dernier mots après ce premier couplèt.

J’ai des maux de tête que je mets en mots
Et après ce couplet ce sera mon dernier mot
Dans ma tête c’est la guerre,
J’ai des mots de tête qui m’embêtent.

Quand je travaille ma tête chauffe comme un ampère
Le travail me demande beaucoup d’effort
Moi tout ce que je demande c’est le réconfort
En cours j’suis mort !
J’ai l’impression qu’on me jette des sorts
Malgré tout il faut qu’on soit forts !

  • Jaridy

Cours toujours...

Au fil des jours, je m’ennuie en cours.
On aimerait tous pouvoir jouer toujours
Sans jamais se lever tôt le matin :
Faut arrêter le baratin !

Le matin, l’école ne peut pas m’atteindre.
Le réveil, j’aimerais l’éteindre,
Faire cours dans la cour au soleil, à la lumière du jour...
En maths, je m’ennuies je calcule plus rien.
Ou plutôt, je ne capte rien !
Pourtant, j’aimerais faire les choses bien...

J’aimerais pouvoir casser les règles
Mais rester droit.
J’aimerais filer droit comme un aigle,
Et que l’État cesse de faire ses lois
sans moi.

Question climat, j’aurais aimé que la température soit constante.
Arrêtez de jouer le chaud et le froid !
Arrêtez de faire les chauds avec moi !
Sinon, pour vous, l’école, ça rime à quoi ?

J’aimerais savoir pourquoi les gens sexistes existent
Et pensent qu’on n’a pas les mêmes droits.
J’aimerais leur mettre une droite
Quand ça ne tourne pas rond
Et vous devriez faire attention.

J’aimerais piloter un avion de chasse qui ne chasse pas ;
Et si j’ai un chien de chasse, je préfère qu’il ne le sache pas.

À la fin de mon slam,
J’aimerais partir en balle !

Et pour finir en beauté,
J’aimerais à tous vous souhaiter
une très bonne soirée.

  • Jean-François

Pas de place pour moi, dans ma journée.

Pas de place pour moi, dans ma journée.
J’ai dû enchaîner les courses, c’était une vraie corvée.
De Franprix à Carrefour, faire la queue à la caisse sans s’énerver...
En attendant, pour me réconforter, je pense au KFC que ma mère m’a demandé d’acheter.
J’ai hâte d’être à ce soir : on va le dévorer !

Ma mère me demande de travailler,
J’ai envie d’aider, envie de l’alléger, de la soulager.
Parfois j’ai envie d’appeler ma mère pour la remercier.

Dans ma famille, c’est comme ça, on doit s’entraider.
Quand mes petits frères rentrent de l’école,
Je dois m’en occuper : faire les devoirs, prendre le goûter.
Une fois mes tâches terminées, j’irai me doucher.
Mais c’est comme ça, j’ai pas eu le choix, c’est ma mère qui m’a envoyé.

Avant, mon grand frère m’aidait mais il n’est plus là ;
Maintenant, on s’occupe de lui toute la semaine à l’internat.
Du coup, je prends la relève et je dois assurer !

Alors que je voulais me reposer au calme dans mon lit douillet,
J’aimerais jouer à Fortnite sur ma PS4 avec mes potos sans m’arrêter.
Dégommer des gens pour me défouler...
Puis dormir et vraiment souffler.

Je rêverais d’avoir une nouvelle vie, une nouvelle famille, de nouveaux potes juste pour rigoler.
Mais c’est qu’un rêve, c’est vrai, je dois recommencer les même choses encore une fois,
Et ça, ça me fait chier !

Dans ma vie d’aujourd’hui, je raconte ce que je dis, je parle de ma mère,
De moi, de mes frères et sœurs ;
« C’est ma vie, c’est ma rancœur... »
Bref, je vous raconte ma vie, je vous raconte mes rancœurs.

  • Kalid

Dans ma tête, j’aimerais être millionnaire,

J’en ai marre d’être sur les nerfs
Je voudrais faire le tour de la Terre,
Ou le Tour de France pour commencer .

Quitter le terter, prendre l’avion, m’envoler dans les airs...
Sans soucis d’argent, le cœur léger, sortir tout le monde de la misère.
Ici, à force de galère, on a tous des cœurs de pierre.
Je souhaiterais tendre la main aux démunis, comme le ferait l’abbé Pierre.

Ce n’est pas en traînant au Millénaire
Que je deviendrai milliardaire.
Non, pas en tant que vendeur à Footlocker.
Me prendre en main, ça, il faut le faire !

J’aimerais faire des ronds, aller sur Paname avec mon daron,
Il travaille tard comme un bûcheron.
Mon père se tue au taf !
Je voudrais que nos mères ne dépendent plus de la CAF et qu’elles puisse garder leur taf.
Personne n’aime être au chômage, peu importe l’âge.

Marine le Pen, si tu savais combien c’est dur d’être à notre place !
Garder la tête haute, rester digne
Face à ceux qui nous prennent pour des chiens de la casse.
Ici aussi, y’a des gens biens, peu importe leur race.
Garder la tête, haute, rester digne.
J’ai rencard avec la réussite,
Il faut que je bosse
en attendant qu’elle me fasse signe.

  • Marwane

FAN DE VITESSE

Je suis un fan de vitesse !
Avec mon pot d échappement, je leur grille les fesses !

Avec ma caisse, je fais des cabrioles...
Chez moi, je répare ma bagnole.
Je fais des courses avec ma caisse.
J’avale le circuit avec ma grosse Ferrari.

Je suis dans mon Alfa Romeo,
Dans ma berline, je suis plus beau que Roméo !
Parfois, je suis sur l autoroute et il y a un embouteillage...
Et puis voilà, tout à coup, j’ai un accrochage !
J’attends la dépanneuse sur le bas-côté.

J’espère qu’elle va bientôt arriver,
Je tombe en panne en plein milieu du circuit.
Je suis obligé de changer les bougies.
Puis je repars avec une nouvelle culasse,
Et à la fin, je gagne la course avec mon auto : c’est la classe !

Dans la vie, c’est comme sur la route.
Je suis le pilote de ma vie,
Personne ne pourra conduire à ma place !
Un coup, ça roule, un coup, ça casse.
Mais l’important, c’est d’essayer
Et d’arriver à la bonne destination.

  • Pierino